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Du 16/10/2026
au 23/10/2026
1 heure 15 minutes
A partir de 16 ans
COMEDIE SAINT MICHEL
Paris 75005
Localiser ce lieu
L'homme fatal c'est l'histoire d'une rencontre avec un homme pas si idéal. Venez à la découverte de ce spectacle intense à la Comédie Saint Michel.
Une femme, un homme, une rencontre. Il est comme elle l'a rêvé, mais le rêve tourne mal. Un pervers narcissique. Une histoire d'amour toxique.
C'est l'histoire d'une rencontre entre une femme et un homme, dans laquelle l'homme, plein de promesses au départ, se dérobe et laisse la femme dans un état de doute et de culpabilité. Une plongée dans les méandres d'une passion dévoyée où chaque geste est un non-dit asphyxiant. Le spectacle met en avant les mécanismes de la rencontre, de la chute de relation mal consommée, et des manipulations et attachements déviés. Dans cette histoire d'amour chorégraphique, il n'y a pas de vérité assénée, pas de morale toute faite, mais une démonstration vibrante de ce que peut le théâtre lorsqu'il s'attelle à la vérité nue du plateau.
Un spectacle intense, incandescent, une représentation vibrante et délicate du thème de la perversion narcissique, de l'emprise amoureuse et de la perte de soi.
jusqu'à -36% et dès 18,55€ 28,9€
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Salle Climatisée
C’est une femme qui parle ! C’est Etcha Dvornik de chair débordant d’une robe noire seyante, qui danse avec ses mots sans fard sur une scène nue… elle dit les années de son grand désir pour un homme dont on ne sait presque rien… un homme qui n’a pas de nom, un homme qui veut la posséder sans la vouloir. Cet homme grimace devant la poupée fardée, prend son corps et la repose dans le néant d’où elle vient. Elle bute et s’enroule contre le mur de la scène comme autour du corps de l’homme qu’elle ne parvient pas à étreindre, ballotée dans le silence des mots qu’il ne lui a pas dit, de l’amour dont elle ne connaît que la faim… c’est l’histoire de la folie d’une femme sous emprise, qui s’interroge sur le manque à être à soi et possédée par sa dépossession : l’illusion fatale de l’homme. Alors qui est cet homme fatal qui ne veut pas de la jouissance de cette femme ? Ne serait-il pas l’homme qui, dans toute l’histoire des femmes depuis la nuit des temps, ne peut se définir que par sa domination sur elle… Fin de partie ! Claire Tencin, autrice
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Vu hier, au Théâtre de la Comédie Saint-Michel (95, boulevard Saint-Michel), "L'Homme fatal", beau spectacle d'Etcha Dvornik qui en a, à la fois, assuré l'écriture, la mise en scène et l'interprétation. Le thème aborde la question de l'emprise. Sujet délicat qui aurait pu ouvrir sur la victimisation, le lénifiant, le réquisitoire manichéen, bref, sur les nouveaux dieux de la "me-too-logie" à la mode. Etcha Dvornik a magistralement évité ces écueils. D'abord par la qualité de son texte, dense, puissant jusqu'au dérangeant, mais jamais larmoyant ni obscène. Écrit au scalpel, il dresse l'autopsie d'une relation toxique. Ensuite, par le jeu de l'actrice seule en scène (l'homme n'intervient qu'en voix off). Etcha passe de la naïveté au tragique, grâce à son impressionnante présence sur le plateau, jusque dans la chorégraphie. Commencé le 6 mars dernier, "L'Homme fatal" se prolongera jusqu'au 31 décembre (chaque vendredi jusqu'au 23 octobre à 19h30, le jeudi ensuite, à 21h. A voir, vraiment. Thierry Salvatier
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« Comme une algue accrochée à un rocher et ballottée par toutes les vagues. » C’est l’un des nombreux temps forts de ce spectacle : Etcha Dvornik, après être allée d’un mur à l’autre, s’y être réfugiée et en avoir été comme repoussée, roule maintenant de droite et de gauche contre l’un d’eux, debout, jouet d’une force qui la malmène. Cette force, c’est l’emprise d’un amant avec qui les débuts ont été presque idylliques (presque…) mais qui se révèle vite manipulateur, froidement égoïste, cruellement habile à chosifier sa maîtresse qui, elle, croit mourir quand il s’absente. « L’homme fatal », oui. Un thème banal aujourd’hui mais qui ne l’était pas en 2004, quand la pièce a été créée dans le Off d’Avignon. Ce qui n’est nullement banal, vingt-deux ans après, c’est l’écriture d’Etcha Dvornik pour raconter crûment cette passion-prison jusqu’au moment même où l’écrire devient possible (ce qui ne veut pas tout à fait dire qu’on en est maintenant indemne). C’est aussi son art de la mise en scène, avec de rares mais percutants effets d’accessoires, d’éclairage, de voix off. Suggérer la nudité en se revêtant d’un épais manteau ! Et puis, bien sûr, elle est pleinement comédienne ET danseuse, inscrivant avec force dans l’espace du plateau la trajectoire de son personnage et laissant dans l’esprit du spectateur des arrêts sur image dignes des héroïnes baroques du Caravage ou d’Artemisia Gentileschi.
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Titre : le tragique retrouvé. Elle est une proie qui se meut dans le carré magique du sacré. La danseuse parle, la comédienne danse, le corps incarne celui d'une femme qui ne s'appartient plus. Le mouvement d'une chair qui n 'a plus comme répit que le moment où elle se retourne sur les cendres incandescentes de sa passion. La parole roule sous le supplice des souffrances infligées par marionnettiste diabolique, qui sait tout des abîmes de l'amour, celui qui n'appartient qu'à la femme. Elle ne l'a pas vu venir, et le piège s'est refermé. Et c'est dans sa danse qu'elle se libère sous nos yeux fascinés, c'est dans ce jeu de la parole que la suppliciée par possession s'échappe de sa danse de mort. et rejoint ses grandes ancêtres de l'Epidore. Ce spectacle sans second, écrit par l'artiste, nous emporte par son souffle tragique et sa force expressive en beauté dans ce que la danse et la parole enchâssées ont de plus émotionnellement puissants.
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le tragique retrouvé. Elle est une proie qui se meut dans le carré magique du sacré. La danseuse parle, la comédienne danse, le corps incarne celui d'une femme qui ne s'appartient plus. Le mouvement d'une chair qui n 'a plus comme répit que le moment où elle se retourne sur les cendres incandescentes de sa passion. La parole roule sous le supplice des souffrances infligées par marionnettiste diabolique, qui sait tout des abîmes de l'amour, celui qui n'appartient qu'à la femme. Elle ne l'a pas vu venir, et le piège s'est refermé. Et c'est dans sa danse qu'elle se libère sous nos yeux fascinés, c'est dans ce jeu de la parole que la suppliciée par possession s'échappe de sa danse de mort. et rejoint ses grandes ancêtres de l'Epidore. Ce spectacle sans second, écrit par l'artiste, nous emporte par son souffle tragique et sa force expressive en beauté dans ce que la danse et la parole enchâssées ont de plus émotionnellement puissants.
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RER B Luxembourg
(sortie vers 99 bd St-Michel au pied du théâtre)
Métro Vavin ou Cluny
(5 mn de marche)
Parking Indigo angle Soufflot / St-Michel