Deux œuvres de Rohmer portées au théâtre, pour une comédie sentimentale aux dialogues ciselés !
Louise n’a qu’un désir : regagner chaque week-end son studio parisien pour profiter du monde sans la présence de son compagnon qui l’attend en banlieue dans leur appartement. Quant à Delphine, qui aimerait passer de belles vacances et, si possible, trouver un amoureux, elle erre chez les uns et les autres, traînant une solitude plus lourde que sa valise. Ce portrait féminin en deux temps a le charme du cinéma d’Éric Rohmer.
Thomas Quillardet a adapté pour le théâtre les scénarios des Nuits de la pleine lune et du Rayon vert. Sur une scène toute blanche, avec peu d’accessoires, les comédiens donnent corps aux sentiments, des plus légers aux plus intenses. On entend battre leurs cœurs.
Sous l’apparente légèreté des deux contes initiatiques mis bout à bout, Thomas Quillardet dit le poids de l’humaine condition. La nécessité de réenchanter le réel, quel qu’il soit.
On sourit souvent, à cause du côté bougon-bougonnant de Delphine (impeccable Marie Rémond), de l’air de ne pas y toucher de Louise (Anne-Laure Tondu), et du petit monde qui les entoure, aussi drolatique aujourd’hui qu’il l’était il y a trente ans.
Ce spectacle d'une finesse extrême, qui fait théâtre de peu, préfère le moderato au forte. Tout se joue dans les nuances et la délicatesse. C'est parfait !
La troupe accomplit une alchimie subtile qui fait passer du rire aux larmes, des grands élans cosmiques à la banalité du quotidien, de l’enfermement solitaire à la dynamique collective.
RER A : Châtelet-les-Halles > Sartrouville, c’est 20 minutes
Transilien ligne L : Paris Saint-Lazare > Sartrouville, c’est 20 minutes
Depuis la gare de Sartrouville :
Bus 272 (arrêt Clemenceau)
Bus 9 (arrêt Paul-Bert)
Bus 5 (arrêt Théâtre)