En l’absence des pères, les fils tombent amoureux. Et quand les pères reviennent c’est à Scapin, farceur génial, qu’ils demandent de les sortir de l’embarras.
De stratagèmes en subterfuges Scapin arrange la réalité autant qu’il la complique et tout ça pourrait bien mal finir. Les Fourberies de Scapin est la comédie la plus italienne de Molière et l’une des plus libres. Sous couvert de farces, il y parle du jeu, du théâtre et de la dure vie de l’acteur, chahuté par une société qui tantôt l’adore, tantôt le maltraite. Cette production de et avec la troupe de la Comédie-Française porte au plus haut cette comédie bien moins légère qu’il n’y paraît. Denis Podalydès livre une mise en scène juste et précise dans une scénographie imaginée par Éric Ruf qui recrée le port de Naples avec un décor tout en jeux de plans et d’étages. Les costumes sont signés Christian Lacroix. La direction d’acteurs est remarquable. « Benjamin Lavernhe incarne un Scapin sobre et virtuose » (Fabienne Darge, Le Monde)