Un biopic à la fois drôle et émouvant. Un spectacle jouissif et jubilatoire.
La Callas oubliée raconte l’histoire de Maria. Pas la Callas décrite par les journaux à scandales, non plus celle du star-system, mais la femme fragile et forte en même temps, lorsqu’elle était cette myope un peu trop « boulotte », toujours en voyage entre l’Amérique et la Grèce ou l’Italie.
Dans un dialogue entre la diva et deux hommes (à tour de rôle le père, l’amant, le mari ou Dario Fo), la pièce évoque les rencontres, les histoires d’amour et celles liées au chant de la « divine cantatrice », l’unique, qui participait au tournant révolutionnaire de l’opéra.
De la Commedia dell’Arte au drame, Massimiliano Verardi fait chavirer le cœur des spectateurs. En s’attaquant au texte de Dario Fo et Franca Rame, ce n’est pas Maria Callas, la diva, que le metteur en scène a voulu raconter, mais la femme dans sa plus secrète intimité.SARAH MENDEL