Bérénice aime Titus. Titus aime Bérénice. Voilà cinq ans que le fils du défunt Vespasien aime la reine de Palestine qui a tout quitté pour le suivre à Rome. Il vient de monter sur le trône et s’apprête à l’épouser. Mais le Sénat réprouve cette union avec une reine étrangère. Titus épousera-t-il Bérénice ? La loi de Rome finira par l’emporter. Titus ne se dérobera pas au « fardeau » du pouvoir et assumera son destin. Avec une tristesse infinie, il renverra la « tendre et sublime » Bérénice, « malgré lui, malgré elle ». Une tragédie sans coups de théâtre, sans morts, qui a séduit Jacques Osinski. Bérénice s’inscrit « dans une lignée souterraine d’héroïnes féminines éprises d’absolu », comme le souligne le metteur en scène d’opéra et de théâtre. L’étrangère sans royaume, soumise a son amant, ose affirmer « ce qu’elle est ». Et c’est « cet amour mis à nu dans tout ce qu’il a de beau mais aussi de violent » que souligne la scénographie par un espace ouvert ou les sentiments « ont l’obligation de se dire ».
Mise en scène Jacques Osinski
Avec Bérénice Maud Le Grévellec — Titus Stanislas Stanic — Paulin Clément Clavel — Phénice Alice Le Strat — Arsace Arnaud Simon…