« Après Eugénie Grandet, je m'attaque aujourd'hui à La Vieille fille. Ici encore, c'est la déshumanisation par l'argent qui est au cœur de l'œuvre. Rose-Marie est le centre de toutes les convoitises, non pour elle-même, mais pour ses millions. Le républicain Du Bousquier et le royaliste De Valois, habités par la même envie, font le siège de cette vieille fille avec une infatigable patience. Seul le jeune Anathase vibre de purs sentiments pour Rose-Marie mais elle ne le voit pas. Derrière ces trois figures archétypales, Balzac nous questionne sur ce qui guide les hommes. Anathase n'est pas encore abimé par le temps et se dresse comme une figure de résistant dans un monde dominé par le calcul et les spéculations. Rose-Marie au-delà du comique de ses manies et de ses frustrations sera l'ultime victime de cette tragicomédie où la fourberie l'emporte. Avec la tendresse qui caractérise Balzac pour ses personnages, il dénonce une société qui abuse de la faiblesse des plus fragiles. Passée l'apparente légèreté de cette satire sociale, un fond terrible nous apparaît, dressant un tableau bien triste du début du XIXème siècle auquel le début de notre XXIème n'a rien à renier. » Camille de la Guillonnière
Venir en voiture
Autoroute A13 Paris-Rouen sortie Versailles Château
Parking de la Place d’Armes (face au château, gratuit à partir de 19h30, à 5 minutes du théâtre)
Parking du marché Notre-Dame (payant).
Venir en train
SNCF : Paris Saint-Lazare terminus Versailles Rive Droite (à 10 minutes à pied)
SNCF : Paris Montparnasse, arrêt Versailles Chantiers puis bus Phébus ligne B, arrêt Réservoirs
RER ligne C5, terminus Versailles Rive Gauche (à 10 minutes à pied)
RER ligne C7, direction Saint-Quentin-en-Yvelines arrêt Versailles Chantiers puis bus Phébus ligne B, arrêt Réservoirs.
Venir en bus
Phébus ligne B, arrêt Réservoirs
Veolia ligne 1, arrêt Réservoirs
RATP ligne 171, arrêt Château de Versailles