À la mort de Cosmo, célèbre comédien-clown, s’ouvre une improbable audience où comparaissent ceux qui, vivants ou disparus, ont eu part à son destin. Dans l’entrelacs de leurs témoignages se dessine le portrait d’un homme qui « de mille fils de couleur tissait une vaste tapisserie bariolée » et qui, surtout, servait de réflecteur aux sourdes passions d’un village sans âme et dont émerge, lumineux, l’amour déraisonnable d’Elke, son adoration. Où est Cosmo ? Dans la multiplicité des voix qui se rapportent à lui. « Où est l’espèce humaine ? Dans les fictions qui la constituent. »