NOUS, LES GROSSES

de et mis en scène par Guillaume Druez

Présentation

Nous, les grosses ne parle pas de grossophobie mais de compulsion alimentaire, d'ennui, de manque... de la psychologie autour de la boulimie. Un seul-en-scène à voir à la Manufacture des Abbesses avec Stéphane Bissot.

Blanche a quarante-six ans.
Elle est en surpoids, se trouve grosse et enchaîne les régimes.

C’est à partir de ces trois réalités, somme toute assez banales, qu’elle va mener une réflexion sur son corps et son rapport à la nourriture. Déterminée à aller au fond des choses et d’elle-même, Blanche va se confronter sans concession à ses démons intérieurs et révéler le mal qui la ronge : la boulimie.

Spectacle autour de la compulsion alimentaire, de l’ennui, du manque, et des mécanismes pour les combler, ce monologue est un cri, l’expulsion de colères et de désirs trop longtemps enfouis, la tentative de remplir par la parole tout ce qui l’a trop souvent été par la nourriture.


Note d'intention : 

Aujourd’hui, lorsqu’on parle de surpoids, que ce soit dans les reportages ou dans la fiction, on aborde souvent la question par le prisme de la grossophobie, de la société de consommation ou de la malbouffe. On s’y intéresse trop peu par le biais de la psychologie. Il est pourtant essentiel. Bien sûr l’addiction au sucre, les aliments transformés et bourrés d’additifs expliquent en partie le surpoids et l’obésité comme fléaux et maux de siècle. Mais c’est ici la question intime du « pour-quoi » qui importe. Pourquoi je mange en si grande quantité ? Qu’est-ce qui se passe au moment de ma crise de boulimie ou d’hyperphagie ? Qu’est-ce que ce comportement compulsif vient combler ?

Blanche est une femme « comme tout le monde ». Elle est en surpoids comme beaucoup ; elle se lance dans d’interminables diètes comme beaucoup ; elle se trouve « énorme » comme beaucoup ; déteste son corps comme beaucoup… Mais elle juge aussi les autres, comme beaucoup ; se compare, comme beaucoup ; dit des horreurs et enchaîne les clichés comme beaucoup.

Il est important pour moi de faire de Blanche une femme comme tant d’autres. Complexe, bourrée de contradictions, ambivalente. Il ne s’agit pas ici de dénoncer (la grossophobie et la société de consommation) mais bien de donner à voir ; une femme qui a intégré malgré elle les stéréotypes de classe, de genre et de poids. En faire une anti-héroïne par excellence. Blanche est grossophobe car la haine de soi est si forte qu’elle mène inéluctablement à la haine des autres, en particulier de ceux qui nous ressemblent.

J’ai le désir d’oser tout dire, de considérer la scène comme le lieu de la catharsis, et de l’expulsion des passions. Appuyer là où ça fait mal.

C’est en allant dans les détails les plus personnels, en sublimant son propre « je », en le fouillant, le triturant, que Blanche pourra toucher, paradoxalement, à l’universel.

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NOUS, LES GROSSES à la Manufacture des abbesses : Distribution

  • Guillaume Druez : Auteur / Metteur en scène
  • Stéphane Bissot : Comédien

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NOUS, LES GROSSES - Avis presse

Rarement monologue et comédienne confièrent si finement les ravages, les angoisses, les regrets causés par la boulimie. Car il ne s’agit plus seulement ici d’être mince, mais de ne pas crever d’anxiété quand elle vous empoigne la gorge et le ventre. La comédienne belge Stéphane Bissot dit avec amertume et douceur l’enfer des problèmes de poids, en décrit avec humour et insolence le cercle souvent infernal. Elle est drôle, superbe de justesse et d’aplomb, et on aurait aimé en savoir plus encore sur sa tragédie personnelle et la grossophobie hélas environnante. - Fabienne Pascaud
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TELERAMA

À quel moment ce nom féminin, « grosse », est-il devenu un affront à la société, un surplus à dégager ? À quel moment, les femmes elles-mêmes se sont prêtées au jeu de l’exclusion et de la stigmatisation, comme le fait le personnage de la pièce, Blanche qui calcule ses écarts pour mieux pouvoir préparer ses « crises. - Amélie Blaustein-Niddam
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CULT NEWS

On accuse le choc.
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LA POINTE

On croit tout savoir sur le sujet et on en apprend encore, par le biais de cette vie brisée que Stéphane Bissot joue à fleur de peau. Elle est tellement belle, émouvante, prenante dans ces moments de laisser-aller, de crises. Dévastée, elle nous subjugue. Elle est l’évidence de ce rôle. Elle est une Blanche à facettes, qui au fil des représentations, pare son jeu de ses humeurs du jour, des sentiments qui l’animent, dans l’ici et maintenant. Différente chaque jour, juste toujours. - Marie Anezin
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LA POINTE

Le métro le plus proche est le M°Abbesses (ligne 12) mais vous pouvez aussi descendre au M° Blanche (ligne 2), ou Pigalle (ligne 2, 12), qui sont à peine plus loin.

En bus, le 67 vous dépose Place Pigalle, le 54 et le 30 passent par la Place Blanche et la Place Pigalle.

En voiture. Il n’est jamais facile de se garer dans le quartier. Nous vous conseillons plutôt de vous garer dans un parking, soit celui qui se trouve au M°Anvers, soit l’un des deux qui sont situés rue Forest, entre place Blanche et Place Clichy.

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