Le narrateur, Pierre, raconte à la mort de son père, comment, après une enfance religieuse, il fut, à l'âge de dix-sept ans, initié à la perversion par Hélène, sa propre mère. Plongeant, grâce à elle, dans l'orgie et la débauche, il découvre l'extase de la perdition où se mêlent l'angoisse, la jouissance, le dégoût et le respect. Ma Mère est l'un des textes les plus sulfureux, les plus scandaleusement beaux de Georges Bataille, qui disait de lui-même :
« Je ne suis pas un philosophe, mais peut-être un saint, peut-être un fou. »