Lecture :
Les curieux événements qui font le sujet de cette chronique se sont produits en 194..., à Oran. De l’avis général, ils n’y étaient pas à leur place, sortant un peu de l’ordinaire.
Rieux se souvenait que le bacille de la peste ne meurt ni ne disparaît jamais, qu’il peut rester pendant des dizaines d’années endormi dans les meubles et le linge, qu’il attend patiemment dans les chambres, les caves, les malles, les mouchoirs et les paperasses, et que, peut-être, le jour viendrait où, pour le malheur et l’enseignement des hommes, la peste réveillerait ses rats et les enverrait mourir dans une cité heureuse. »