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2 avis spectateurs
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Une belle énergie mais des textes très insuffisantss
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Juste elle, son micro, et une certaine maladresse dans la façon d'amener les blagues. Les vannes sont simples, parfois déjà entendues. Par moments, on reste sec. Mais il y a un décalage étrange dans sa livraison. Des fins de phrases qui s'éternisent, des « voilà » qui traînent comme des points d'interrogation. C'est bancal. Ça n'a pas l'air intentionnel. Et pourtant, ça marche. Ce flottement devient un ressort comique. On rit du rythme autant que du texte, voire plus du texte. Un peu comme chez Paul Mirabel, où l'hésitation est aussi drôle que la blague. Chez Malicou, ce dérapage contrôlé qu'on ne sait pas si c'en est un devient le vrai spectacle. Ce flou entre « est-ce volontaire ? » n'est pas une faiblesse, c'est l'authenticité du moment. Elle teste, elle hésite, elle prend des risques. Et ça crée une présence que les humoristes « finis » n'ont souvent plus. Puis il y a ce moment plus cru. Malicou parle de sa tentative de suicide et de sa dépression. On ne sait plus si on rit avec elle, d'elle, ou juste pour absorber le malaise. Ce n'est pas un rire méchant. C'est un rire qui cherche sa place, qui avance à tâtons. La salle aussi avance à tâtons, avec elle. Le cringe n'est pas un défaut, c'est la marque de sa sincérité et de son côté inadapté. En sortant du spectacle de Malicou, on se pose la même question que tout le monde : c'était vraiment bon, ou c'était juste... cringe ? Et peut-être que c'est justement là la réponse.
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