QUAI OUEST (Theatre de la Tempete)

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Présentation

Homme d’affaires ruiné, Maurice Koch se rend en Jaguar, avec sa secrétaire, sur les quais d’une ville portuaire pour se donner la mort… Mais dans un hangar voisin, qu’il lui faut traverser, vit une famille d’immigrés : père à demi détruit par la guerre, mère vampirique, venue d’un pays lointain qu’elle évoque avec nostalgie, et leurs enfants : Charles, qui n’a qu’un rêve, traverser le fleuve et trouver un emploi, et puis Claire, la plus jeune, que son frère n’hésite pas à marchander...

Comme déposés là aussi, Fak, petit dragon de 22 ans qui saute de combine en combine, et un homme sans paroles, Abad, le Noir, immobile et inquiétant… Heurt de deux mondes : « De l’autre côté là-bas, c’est le haut, ici, c’est le bas, le plus haut qu’on montera, de toute façon, on ne sera jamais que le haut du bas. » Tous sont devant un mur d’obscurité, et la présence de Koch relance la dynamique des transactions : droit de vivre, droit de mourir, dans le hangar tout se monnaie : « Ce sont des scènes d’échange et de trafic ; il n’y a pas de tendresse dans le commerce. » Question de survie.

Colonialisme, violence sociale, exclusion, immigration, arrogance de l’argent : Koltès crée le choc révélateur du « ballottement de l’homme par l’Histoire ».

Distribution QUAI OUEST (Theatre de la Tempete)

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Un texte fondamental servi par une très juste scénographie Quand je vais voir un spectacle, une expo ou un concert, ce qu’il m’en reste, ce qui fait son chemin et persiste, finit par primer sur l’émotion du moment. Et pour Quai Ouest au Théâtre de la Tempête, en mode impressionniste, voici. Le texte, son propos, le commerce de l’homme comme marchandise, si bien incarné par le personnage de Fak, trafiquant. Sa parole n’est que marchandage, extorsion, elle a contaminé tous les autres personnages. Le marchandage comme cancer de toutes relations, voila ce qui dans ce texte de Koltès résonne avec notre monde d’aujourd’hui : que me donnes-tu en échange ?, tout se monnaye et tout se paie. La scénographie (et bande sonore), très belle - cela ne coute rien de le dire - mais surtout si juste : un vaste si vaste hangar sur les docks, les personnages ne peuvent que s’y perdre ; sur le port y échouer ; dans cette à peine lumière y sombrer. Maurice Koch, l’homme d’affaires ruiné y échoue pour s’y suicider. Cette famille d’immigrés y a vu ses espoirs de vie nouvelle y sombrer. De longs très longs rideaux suspendus trainent depuis le plafond jusqu’au sol comme de longues trainées de pluie, comme la mère traine ses espoirs d’issue. En arrière-plan de la scène, est disposé un écran, l’horizon à peine éclairé, une lumière opaque, une promesse de sortie en laquelle on croit à peine. Le hangar est devenu un personnage principal de la pièce. C’est la force de cette scénographie.

orelieMDZ - 25/03/2018

Métro ligne 1 - Arrêt "Château de Vincennes", puis Bus 112 - Arrêt "Cartoucherie" Une navette gratuite allant de "Château de Vincennes" à "Cartoucherie" est mise à disposition des spectateurs les jours de représentation.

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