Ni pièce de théâtre, ni fiction, c’est un récit journalistique qui est joué et mis en scène. La vie de femmes de ménage en temps de crise.
On se souvient de la sortie retentissante du livre de Florence Aubenas en 2010, Le Quai de Ouistreham. La journaliste y racontait son immersion totale durant six mois dans le monde des travailleuses précaires. Florence Aubenas témoigne et raconte. Ce livre a rendu visible ce que l’on ne veut pas voir : la misère au quotidien de ces femmes de l’ombre. Mais aussi leur volonté de bien faire, l’exigence de ce métier méprisé dans un monde en crise.
Louise Vignaud n’a offert qu’une chaise pliante bon marché et un paperboard à cette comédienne d’une justesse et d’une émotion sourdes, Magali Bonat. Là, où il y aura pu avoir tant de pathos, se trouve in fine, une femme debout face à une mécanique économique insensée. Et elle est grande.