Un jour, un tout jeune comédien nommé Patrick Timsit a lu Le livre de ma mère. Il a aussitôt su que ce texte ne le lâcherait plus. Saison après saison, il l’a lu, relu, annoté, ruminé. Silencieusement ou à haute voix. Souvent seul et parfois en public. Comme une sorte de secret à demi partagé. Avec le temps, le jeune comédien a fait son chemin, gagné en stature, trouvé le succès. Mais il gardait toujours ce livre
dans un coin de sa tête et de son coeur. Il aura attendu trente ans. Trente ans seront passés avant qu’arrivent deux choses indispensables. Patrick Timsit a su qu’il était prêt - et il a trouvé son metteur en scène.