Présentation
Comme Liam dans Orphelins, du même auteur et présenté en 2014 au Théâtre de Suresnes, le personnage éponyme de L’abattage rituel de Gorge Mastromas est profondément ambigu. Monstre ou héros tragique ? Difficile à dire car avant de devenir un des chefs d’entreprise les plus prospères du monde à force de lâchetés et de mensonges, l’homme avait en effet, toute sa jeunesse durant, observé une moralité irréprochable sans en être jamais récompensé, se transformant, d’après lui, en un être parfaitement insignifiant. Révélée en 2014 lors du festival de théâtre émergent Impatience à Paris et invitée dans les plus grandes scènes nationales, Chloé Dabert se passionne pour l’écriture nerveuse et sans concessions de Dennis Kelly. Dans une scénographie légère et modulable, les sept comédiens de la pièce alternent dialogues et récit à une vitesse remarquable. Cela au service d’une subtile réflexion sur la place de l’individu dans nos sociétés modernes.
Je dirais que la question centrale est celle du choix. Ce sont nos actions qui nous déterminent, mais qu’est-ce qui nous pousse à agir dans un sens ou dans l’autre ?
Chloé Dabert
Distribution :
Texte Dennis Kelly
Mise en scène Chloé Dabert
Avec Bénédicte Cerutti, Gwénaëlle David, Marie-Armelle Deguy, Olivier Dupuy, Sébastien Eveno, Julien Honoré, Arthur Verret Scénographie et vidéo Pierre Nouvel — Lumières Kelig Le Bars — Costumes Pauline Kieffer
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