Un polar au cœur du pouvoir intellectuel et politique dans les années 80.
On a assassiné Roland Barthes alors qu’il sortait d’un déjeuner avec François Mitterrand le 25 février 1980 ! Un polar déjanté au cœur du pouvoir !
Qui a commis le crime ? Bayard, inspecteur des Renseignements généraux, débauche Simon, jeune prof de lettres, pour mener l’enquête… Ce duo, qui emprunte aussi bien à San Antonio qu’à Sherlock Holmes, enquête de Paris à Venise en passant par les États-Unis. Qui se cache derrière le masque du Grand Protagoras, Maître du mystérieux Logos-Club ? Le mobile du meurtre est-il « la septième fonction du langage », qui donne un pouvoir de conviction démesuré à celui qui la connaît ? La communication va-t-elle prendre le pouvoir sur la puissance des mots ?
Sylvain Maurice a réuni un trio d’orateurs – Constance Larrieu, Pascal Martin-Granel, Manuel Vallade – qui rivalisent d’ingéniosité et d’éloquence. Leurs joutes verbales – rythmées par la musique de Manuel Peskine – sont aussi profondes que ludiques. Elles racontent, grâce aux dialogues affutés de Laurent Binet, la grandeur du verbe et ses limites, et peut-être la fin des utopies.
Mi-hommage à Roland Barthes, mi-satire du monde intellectuel, cette farce grinçante mêle avec drôlerie sémiologie et enquête policière. (…) À récit jouissif, spectacle emballant offrant une adaptation aérée par l’humour, une pulsion musicale aux refrains reggae, et des pantomimes subtils pour incarner Barthes, Foucault, Umberto Eco, Philippe Sollers et Julia Kristeva. Rendre le structuralisme amusant ? Pari réussi (...)
La mise en scène de Sylvain Maurice est haletante. La beauté et la richesse des images vidéo de Renaud Rubiano, ainsi que la très belle scénographie d'Éric Soyer contribuent à donner du rythme à cette farce politique.
« Comment réinventer le politique ? Quels sont en ce début de XXIe siècle nos grands hommes, ou nos grandes femmes ? Quelles sont les pensées qui nous enchantent, loin de l’hystérie désinhibée des réseaux sociaux et du buzz permanent ? Ce qui est sûr, c’est que Sylvain Maurice et son équipe prouvent ici la vitalité joyeuse de la fonction performative du théâtre.
Pertinent, très visuel, percutant. Les trois comédiens s’en donnent à cœur joie et passent d’un personnage à l’autre avec une énergie sans pareille. Une épopée sacrément rythmée qui embarque le spectateur dans une enquête très, très rock’n roll où les mots sont rois.
RER A : Châtelet-les-Halles > Sartrouville, c’est 20 minutes
Transilien ligne L : Paris Saint-Lazare > Sartrouville, c’est 20 minutes
Depuis la gare de Sartrouville :
Bus 272 (arrêt Clemenceau)
Bus 9 (arrêt Paul-Bert)
Bus 5 (arrêt Théâtre)