En 1830, Balzac tirait déjà la sonnette d’alarme : « Les avares ne croient point à une vie à venir, le présent est tout pour eux. Cette réflexion jette une horrible clarté sur l’époque actuelle, où, plus qu’en aucun autre temps, l’argent domine les lois, la politique et les mœurs… ». Dans un monde dominé par le calcul, la figure d’Eugénie Grandet apparaît comme une figure résistante à l’oppression financière. Au « tout pour l’argent » elle oppose le « tout par l’amour ».
Portée par six acteurs, cette « tragédie domestique digne de la famille des Atrides » restitue fidèlement l’écriture de Balzac. Les acteurs portent tour à tour chaque épisode du roman révélant l’humour, le drame et l’infini tendresse de Balzac pour ses personnages. Entre dénonciation politique, hymne à l’amour et causticité balzacienne, le spectacle apparaît comme un terrible miroir de notre époque.
Dostoïevski voyait dans Eugénie Grandet un manifeste sur la disparition de la vie spirituelle au profit de la vie matérielle. La déshumanisation par l’argent.
Venir en voiture
Autoroute A13 Paris-Rouen sortie Versailles Château
Parking de la Place d’Armes (face au château, gratuit à partir de 19h30, à 5 minutes du théâtre)
Parking du marché Notre-Dame (payant).
Venir en train
SNCF : Paris Saint-Lazare terminus Versailles Rive Droite (à 10 minutes à pied)
SNCF : Paris Montparnasse, arrêt Versailles Chantiers puis bus Phébus ligne B, arrêt Réservoirs
RER ligne C5, terminus Versailles Rive Gauche (à 10 minutes à pied)
RER ligne C7, direction Saint-Quentin-en-Yvelines arrêt Versailles Chantiers puis bus Phébus ligne B, arrêt Réservoirs.
Venir en bus
Phébus ligne B, arrêt Réservoirs
Veolia ligne 1, arrêt Réservoirs
RATP ligne 171, arrêt Château de Versailles