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3 heures 00 minutes
OPERA BASTILLE
Paris 75012
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Elle a beau les prévenir : « Si tu ne m’aimes pas je t’aime, si je t’aime prends garde à toi », Carmen affole les hommes, les enivre, leur fait oublier le devoir et la raison. Ainsi, Don José, subjugué, perd son honneur pour une fleur jetée par cette femme qui ne connaît d’autre loi que son désir.
Nul étonnement si cette gitane au tempérament de feu a fait scandale le 3 mars 1875, lors de la création de Carmen à l’Opéra-Comique, devant un public et une presse choqués par ce « dévergondage castillan ». Georges Bizet mourra trois mois plus tard à 36 ans seulement, loin de se douter que son ultime opéra deviendrait l’un des plus joués au monde.
En s’écartant du mythe et des clichés attachés à Carmen, Calixto Bieito livre une mise en scène âpre et sensuelle où la crudité du désir n’est que la manifestation de la fureur de vivre d’une femme courageuse jusqu’à la mort.
Durée : 3h00 avec 1 entracte
Langue : Français
Surtitrage : Français / Anglais
A savoir :
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Un opéra tel que Carmen appelle naturellement une mise en scène fidèle à son époque et à la puissance dramatique qui ont fait sa grandeur. Moderniser une œuvre aussi emblématique exige un véritable travail d’orfèvre afin de préserver cette suffisance qui suscite depuis toujours l’ovation du public. Pourtant, madame la scénariste, vous êtes parvenue à réunir en une seule représentation tout l’inverse : vulgarité malveillante, discontinuité de la pièce, modernisation balourde et provocations inutiles autour de la corrida. Je salue un tel exploit tant il semble difficile d’accumuler autant de fautes de goût en une seule mise en scène.
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Je ressors de ce spectacle avec une déception profonde, au point d’hésiter à lui accorder le nom même d’opéra. La mise en scène sombrait dans un grotesque presque caricatural ; quant aux costumes, ils évoquaient davantage un assemblage hasardeux de tenues de sport qu’un véritable travail de création. On oubliait qu’un métier, un savoir-faire et une exigence esthétique président normalement à l’art du costume, et non un simple « venez comme vous êtes ». Les décors, eux aussi, semblaient étrangers à toute cohérence historique : voir des automobiles envahir une époque où elles n’avaient encore qu’une existence marginale achevait de rompre toute illusion. Mais le plus affligeant demeure sans doute la vulgarité de l’adaptation. Quelle consternation devant une telle conception scénique ! Il est difficilement concevable qu’une enfant de douze ans soit laissée sur scène face à des mises en scènes sexuelles, jusqu’à des simulacres d’éjaculation intégrés à la dramaturgie. Là où l’opéra devrait élever l’âme et servir la beauté, cette représentation semblait n’avoir choisi que la provocation la plus triviale
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Nous avons été très déçus par ce spectacle torpillé par une mise en scène laide et excessivement provocatrice. Le propos du metteur en scène détruit volontairement par son côté caricatural une œuvre bien connue, magistrale et complexe, dans laquelle les passions humaines se déclinent, se combinent et s’exaltent bien au-delà des pulsions basiques qu’il se complaît à exhiber. L’émotion se perd complètement, malgré le talent des artistes qui semblent un peu perdus sur scène (moche). Des enfants sont pathétiquement appelés en renfort pour réintroduire la fraîcheur perdue. On se demande comment leurs parents les ont autorisés à participer à ça…
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Mise en scène provocante qui dépoussière l’œuvre et dérange le spectateur et c’est tant mieux ! L’œuvre s’éloigne un peu plus de l’œuvre originel de Merimée et modernise le sujet… le féminicide devient le centre du sujet en pointant clairement le machisme, sous couvert de passion amoureuse, comme racine du mal. Les soldats sont vulgaires et obscènes, certains ne trouvent que cela n’apporte rien, j’y trouve le contraire. J’ai aimé parce que cela dérange. Bravo aux chanteurs et à l’orchestre. Bravo à la mise en scène
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Quelle immense déception. Ceci est un avis sur l’ »interprétation » pour ne pas dire le massacre de l’Opera Carmen que j’ai vu hier, pas sur le lieu en lui meme ni la musique. La mise en scène est tout simplement vulgaire et obscène, au point de faire oublier la musique pourtant sublime de Georges Bizet. Sur scène, on assiste à des scènes choquantes et gratuites : Carmen qui retire sa culotte (quelle subtilité…), des soldats mimant des actes sexuels en tous genre, un autre simulant une érection, ou encore des gestes explicitement déplacés nombreux et irrespectueux. Ces choix n’apportent absolument rien à l’œuvre, si ce n’est un profond malaise. C’est la première fois que j’entends des spectateurs rire ou plutot pouffer pour cet opera… On en vient à ne plus être touché par la beauté de l’opéra, tant l’attention est détournée par une mise en scène provocante et inutilement crue… C’est d’autant plus regrettable que Carmen est un chef-d’œuvre intemporel. Ici, il est complètement dénaturé, presque massacré. Une mise en scène scandaleuse. Une musique fantastique au service d’un tout petit metteur en scène qui n’a sûrement réussi qu’une chose avec ce spectacle, faire se retourner Georges Bizet dans sa tombe.
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