Trois entrées au répertoire composent le programme de cette soirée placée sous le signe de l’école américaine. Monté en 1968, Walkaround Time expérimente les potentialités scéniques du ready-made : Merce Cunningham met en scène les mouvements ordinaires tandis que David Behrman compose une musique à partir de « sons trouvés ». Une coïncidence de modernités qui tire admirablement parti de la structure, de la transparence et du mécanisme secret du fameux Grand Verre de Marcel Duchamp dont s’inspirent les décors.
La soirée se poursuit avec deux ballets de William Forsythe, chorégraphe associé au Ballet de l’Opéra de Paris. Après Trio, créé en 1996 pour le Ballet Frankfurt, Workwithinwork, monté deux ans plus tard, pousse l’ossature du ballet classique à ses limites. Au fil des Duetti pour violon de Luciano Berio, les danseurs exécutent une palette de rencontres sans paroles, suite ininterrompue d’idéogrammes muets appariant avec brio la rigueur du détail à la liberté de mouvement.
« La chorégraphie est un langage […] Le plus important est la manière dont vous utilisez le langage, non ce que vous dites. » William Forsythe.Les reports et les annulations ne sont pas autorisés pour ce spectacle.