Apres la Petite Messe solennelle la saison dernière, le Théâtre Jean Vilar accueille l’autre chef-d’œuvre sacré de Rossini, confié à Enrique Mazzola, l’un des meilleurs spécialistes actuels du compositeur. Avec cette œuvre, le compositeur du Barbier de Séville sortait de sa retraite et retrouvait son public, treize ans après la création de son dernier opéra, Guillaume Tell. Rossini, qui ne passait pas pour dévot, livre une partition très personnelle, qui parfois s’approche du théâtre lyrique : le quatuor du Sancta Mater est d’une grâce – presque hédoniste – que certains ont pu juger indigne d’une église. Mais d’autres passages puisent avec force dans la tradition du chant religieux et s’achèvent dans une fugue spectaculaire.
Soprano Ekaterina Siurina — Mezzo-soprano Irene Roberts — Ténor Yijie Shi — Basse Nikolay Didenko et le chœur de l’Orchestre de Paris (chef de chœur Lionel Sow).