Leur genèse reste obscure mais on aime la légende voulant que le Cantor de Leipzig les ait destinées au jeune virtuose Johann Gottlieb Goldberg pour qu'il adoucisse les nuits du comte Keyserling. Légende, répétons-le, car on voit mal comment l'ambassadeur de Russie n'aurait pas été fasciné par ses 30 variations stupéfiantes de virtuosité d'écriture comme de poésie humaine.
Pierre Hantaï n'a jamais cessé de scruter cette partition dont il est devenu, au fil de ses lectures successives, un interprète historique.
Rigueur architecturale animée par un élan irrésistible, technique transcendante, le maître français s'impose comme une évidence.
PROGRAMME :Johann Sebastian Bach : Variations Goldberg BWV 988