Présentation
Isabelle Fruchart, comédienne, a consigné avec humour et finesse l'histoire de ses oreilles, de la perte quasi-totale de l'ouïe à l'âge de 14 ans jusqu'à l'appareillage numérique et l'arrivée de ses "nouvelles oreilles" à 37 ans. On se laisse emporter par cette odyssée autobiographique qui mène à la redécouverte des sons - à commencer par le retour de sa propre voix - comme à la redécouverte de soi.
«A l’âge de 14 ans, j’ai cessé de comprendre les paroles des chansons et je me suis mise à copier sur ma voisine pendant les cours, non que je sois devenue subitement nulle en orthographe mais je ne comprenais plus ce que dictait la prof. Ma sœur partageait ma chambre et quand le soir, à table, elle racontait à nos parents ce que je comprenais quand nous parlions dans le noir, c’était si drôle qu’ils étaient persuadés que je faisais le clown pour me faire remarquer. Ce n’est que bien plus tard, à l’âge de 26 ans, qu’on m’a diagnostiqué 70% d’audition en moins à chaque oreille. Les cellules avaient disparu, ce n’était pas évolutif, mais aucune chirurgie ne pouvait me les rendre et l’appareillage risquait de me faire perdre le peu d’audition qui me restait. Puis l’outil numérique a révolutionné l’aide auditive. A point nommé. J’étais épuisée de faire tant d’efforts pour comprendre les autres. A l’âge de 37 ans, j’ai décidé de m’appareiller »
Isabelle Fruchart, comédienne, a consigné avec humour et finesse l'histoire de ses oreilles, de la perte quasi-totale de l'ouïe à l'âge de 14 ans jusqu'à l'appareillage numérique et l'arrivée de ses "nouvelles oreilles" à 37 ans. On se laisse emporter par cette odyssée autobiographique qui mène à la redécouverte des sons - à commencer par le retour de sa propre voix - comme à la redécouverte de soi.
Voir plus