1708... Francesco Maria Ruspoli – prince de Cerveteri, l’une des grandes fortunes de Rome (donc du monde) – a l’idée d’organiser un concours de composition pour le jour de Pâques, qui aura pour thème la Résurrection du Christ… La joute oppose le grand maître italien du genre, Alessandro Scarlatti, âgé alors de 48 ans, et un jeune allemand, de 26 ans son cadet, débutant en la matière : Georg Friedrich Haendel. C’est le jeune caro Sassone qui remportera ce véritable match musical. Mais son plus grand triomphe sera en réalité la postérité qui fait de sa Resurrezione, encore aujourd’hui, une oeuvre fascinante de beauté et de puissance.
Les forces vives et juvéniles des chanteurs de l’Atelier lyrique de l’Opéra de Paris et des instrumentistes du département de Musique ancienne du CNSMD de Paris, restitueront, à n’en pas douter, toute la fougue et la puissance émotionnelle de l’art musical haendélien.