Manqué, réussi, retardé ou repoussé, tout est toujours possible avec un rendez-vous. Dans Je ne serai pas au rendez-vous, quatre personnages vont en faire l’expérience.
Parfois agréable, elle peut s’avérer douloureuse selon les circonstances. La perception varie selon la place occupée de chaque côté du miroir. Si Lukas (Nicolas Giraud) s’illustre par son exactitude, sa future femme, Nora (Clémentine Poidatz), préfère se reposer sur les autres. Quant à Blanche (Aurore Auteuil), sa meilleure amie, elle patiente, espérant qu’un jour quelqu’un lui dira quelle est sa place. De son côté, Claude Poisson (Roger Dumas), vieil écrivain, pris dans le tourbillon de la vie, voudrait au contraire donner un sens à son existence. <b>Hasard ou destin</b>
Sans aucun doute, le public se reconnaîtra dans l’un d’entre eux. Les protagonistes se perdent, se retrouvent, se croisent, s’évitent avant de se réunir.
Dans cette pièce aux dialogues ciselés, rien n’est joué d’avance, et chacun se confronte à la vie, quitte à se mettre en danger. Pour tous ceux qui aiment la sincérité et l’émotion, cette pièce est taillée sur mesure. Le texte écrit par Ladislas Chollat, également metteur en scène avec Patricia Haute-Pottier, est bouleversant. Une première pour Chollat, plus habitué à diriger les acteurs qu’à les faire parler.
Il lui aura fallu cinq ans, le temps de couper, d’ajouter et d’affiner pour enfin tomber juste. Les répliques vont à l’essentiel. Les lieux se succèdent dans une habile mise en scène et les personnages prennent de l’ampleur à mesure que la pièce avance. Une seule chose à retenir : pour un coup d’essai, c’est un coup de maître.
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