C’est pour un groupe de musiciens amateurs dénommé « La Trompette » que Saint-Saëns composa son Septuor. Un ensemble original dominé par la sonorité éclatante du cuivre. L’humour règne en maître dans cette pièce qui associe héroïsme factice et couleurs baroques, espièglerie incongrue et souvenirs de danses de la Renaissance. Ce sont autant de paravents derrière lesquels le compositeur cache son extrême sensibilité. L’ironie est plus violente, sinon cruelle, dans l’œuvre de Chostakovitch. La composition est certes de facture classique, quelque part entre Haydn et Beethoven. Mais si l’on y ajoute un brin de parodie « à la Franz Liszt », un soupçon de jazz, l’enthousiasme des premières années célébrant la modernité du « réalisme socialiste », alors la partition devient inclassable. Et géniale de surcroît.
Avec :
Florian Maviel : violon
Nicolas Alvarez : violon
NN : alto
Jelena Ilic : violoncelle
Eckhard Rudolph : contrebasse
Jean-Michel Ricquebourg : trompette
Ariane Jacob : piano
Programme :
Saint-Saëns Septuor pour piano, trompette et cordes en mi bémol majeur
Chostakovitch Concerto pour piano, trompette et orchestre à cordes n° 1 en ut mineur