La tragédie rencontre la comédie. Un messager populaire, aïeul du bouffon de la Commedia dell’Arte, déferle sur la scène pour raconter ce qui est arrivé au palais royal de Thèbes.
Il a le regard naïf des enfants, et son urgence à raconter est voilé par l’impuissance de comprendre, par la pitié qui porte à la communion avec le divin dans une fusion impalpable entre ciel et terre, entre tragédie et comédie.
“Les Sept contre Thèbes” d’Eschyle, “OEdipe Roi” et “OEdipe à Colone” de Sophocle et “Les Phéniciennes d”Euripide se mélangent de manière amusante et irrévérencieuse avec (la) Commedia dell’Arte, Grammelot, ‘Cunto’ sicilien et ‘Tammurriata’ napolitaine, dans une partition physique et vocale enrichie de nouvelles sonorités dans cette traduction française.