Un trainspotting féminin à la sauce mexicaine, du théâtre comme au cinéma.
La frontière mexicaine. Une favela. Elles sont deux, avec une gâchette à la place de la langue. Binôme bancal et quasi-clownesque au coeur de la misère contemporaine, l'Une et l'Autre vivent dans un appartement miteux, qu'elles défendent à coups de système D et de prostitution. Deux junkies en galère perpétuelle, qui glissent doucement vers l'inéluctable : elles finiront mal. Et cet appartement pour lequel elles sont prêtes à tout, ne risque-t-il pas d'accélérer leur perte ?
Témoins de leur rude amitié, nous assistons à leur glissade autant qu'à leurs tentatives pour s'en sortir. On rit de leur spontanéité, on s'ahurit de leur naïveté, on s'inquiète de leur situation, on appréhende leurs décisions, on pleure à leurs malheurs.
Les Filles du Trois et Demi : un Trainspotting féminin à la sauce nachos, du théâtre comme au cinéma. Une tragi-comédie moderne à l'écriture vive, subtile et précise.
A savoir :
Laure Portier joue en alternance avec Marjorie de Larquier les 5,6, 12,13 novembre et les 8 et 9 janvier
Un beau face à face dirigé solidement sans verser dans la caricature par David Le Rheun. Perrine Dauger y compose une poupée désenchantée particulièrement touchante qui peine à trimballer son existence en morceaux et ses rêves de décapotable. Aidée par Marjorie de Larquier parfaite en clown blanc, sa prestation éclaire une tranche de vie sombre et sans espoir