L’esprit de liberté qui souffle sur cette page sacrée de Berlioz en fait l’un des monuments du romantisme français
A la différence de ses deux autres grandes pages sacrées, le Requiem et le Te Deum, L’Enfance du Christ n’utilise pas un texte liturgique et se rapproche ainsi de la conception de l’oratorio tel qu’on l’entendait au XVIIIe siècle. Mis à part pour le personnage d’Hérode, les interventions des autres protagonistes, Marie, Joseph sans oublier le chœur, sont surtout prétextes à des récitatifs, airs et ensembles emplis de sensibilité biblique relayés par de magistraux passages d’orchestre de toute beauté. Berlioz tenait lui-même cette page comme « une œuvre écrite à la manière des vieux missels enluminés », une conception volontairement intimiste pour une œuvre à portée universelle.
Opéra chanté en français, surtitré en français et en anglais
Stéphanie D’Oustrac Marie Bernard Richter Un centurion, le narrateur Edwin Crossley-Mercer Joseph, Polydorus Nicolas Testé Hérode, le père de famille Emmanuel Krivine direction Orchestre National de France Chœur de Radio France direction Maria Förström