Au théâtre, nous savons que ce que nous regardons n’est pas « vrai » ; que c’est « du théâtre ». Mais, à
peine le savons-nous que nous décidons de le tenir – momentanément – pour vrai.
Dans La mort (d')Agrippine, d’un auteur dont tout le monde connaît le nom, et l’oeuvre presque personne (il
s’agit de Cyrano de Bergerac : le vrai !), nous ne cessons d’apprendre que ce qui vient de se dire n’était pas « vrai ». Que les « personnages »… mentaient. Tous. Tout le temps. Même, peut-être, quand ils avouent qu’ils mentent ! Tout se passe ici comme si ces « personnages » étaient, en même temps qu’« eux-mêmes », les acteurs de leurs personnages.
La mort (d')Agrippine n’a pas pour personnage principal Agrippine, mais… la croyance du spectateur.
C’est croire qui s’y trouve mis à mort. Cette non-foi ouvre sur la radicalité même de l’existence. Rien de sûr à quoi croire. Seul reste le vertige de vivre, la sauvagerie d’être. La mort (d')Agrippine ouvre sur les fondations les plus cryptées de notre rapport à tout événement. Et sur le théâtre comme la seule activité à le permettre.
TARIF CARTE OFF : Tarif réservé aux porteurs de la "Carte Off", en vente dans les points d'accueil du Festival (au tarif de 16€ plein tarif et 9€ pour les 12/25 ans).
Superbe!
Puissance et subtilité de cette mise en scène. Une sensualité et une force dans le jeux des personnages. Nous étions dans les feux de la pièce. Bravo!