L’alto est l’instrument de la confidence. Sa voix s’intègre aux ensembles, assurant l’équilibre entre les violons et les violoncelles. Mais il s’impose aussi par son caractère enflammé comme dans l’Octuor de Mendelssohn. Il est vrai que ce chef-d’œuvre de la musique de chambre fut composé par un adolescent de dix-sept ans… Avec l’Espagnol Joaquin Turina, les influences sont tout autres. Le musicien vit avec le chant de la zarzuela en tête et le souvenir de ses études parisiennes au cours desquelles il rencontra d’Indy, Debussy, Ravel et Dukas. Gorgée de lumières, sa Scène andalouse exalte les folklores de son pays. De son côté, le Britannique York Bowen est plus inspiré par le romantisme finissant. Altiste lui-même, il fut surnommé le « Rachmaninov anglais ». On le croit aisément en écoutant sa Fantasia pour quatre altos.
Programme :
BOWEN Fantasia pour quatre altos en mi mineur
TURINA Scène andalouse pour alto, piano et quatuor à cordes
MENDELSSOHN Octuor à cordes en mi bémol majeur