Haydn donna ses lettres de noblesse au quatuor à cordes. Des divertimenti a quattro qui avaient fait leur entrée dans les salons privés, on passa, dès la seconde moitié du XVIIIe siècle, à un genre plus savant. L’Adagio et fugue de Mozart occupe une place à part dans le répertoire du musicien qui avait découvert les manuscrits de Bach. « Enfin j’apprends quelque chose ! », se serait-il exclamé. Entre la fin de la monarchie et le début du Premier Empire, le compositeur Hyacinthe Jadin, disparu à l’âge de vingt-quatre ans, réalisa une œuvre magnifique, mais hélas méconnue. Encore largement influencé par Haydn, le premier de ses quatuors à cordes nous conduit aux frontières du préromantisme français.