La virtuosité inouïe des danseurs, leur acuité, leur précision, qui font « popper » leurs spasmes en mesure, dans une gestuelle électrique et millimétrée…
Création 2014 -
L’atmosphère romantique et mélancolique des meilleures pages de Brahms ou de Biber et également une « disco-toccata » de Guillaume Connesson, baignent un bal robotique et quasi informatique créé par la chorégraphe hip-hop Anne Nguyen.
Cinq musiciens classiques partagent la scène avec huit danseurs spécialistes du popping, cette danse tout en saccades qui crépite comme du pop-corn (d’où son nom) ou s’empare du waacking, des mouvements de bras hyper-articulés. Anne Nguyen, invente au passage une danse de couple : le « looping pop ». Du jamais vu dans le monde du hip-hop où la tendance est plutôt à danser sans se toucher. Mais ce qui caractérise ce bal 2.0 c’est la virtuosité inouïe des danseurs, leur acuité, leur précision, qui font « popper » leurs spasmes en mesure, dans une gestuelle électrique et millimétrée… avant que tout ne se détraque ! Jusqu’à la fin, cette hybridation du bal populaire et de la performance hip-hop fait mouche et s’impose comme une trouvaille savoureuse.