On peut supposer, à priori, que des musiciens, des artistes qui travaillent ensemble quotidiennement depuis des mois, voire des années, s’aiment, en vertu du principe que les « artistes » ne sont pas des gens comme les autres, que la musique adoucit les mœurs, etc. Il suffit pourtant qu’un certain jour ce groupe d’artiste soit confronté à une situation grave, la mort du chef, pour que l’inimitié, la rancœur, la haine remontent du fond de l’âme.
Comme si le deuil n’était pas en soi une chose assez affreuse, la mort apporte en plus violence et zizanie.
Bernard est mort. Restent des partitions dérisoires, des instruments vides de notes, des musiciens emmitouflés dans leurs manteaux un matin de novembre, faisant crisser sous leurs pieds le gravier du cimetière.
En Métro : Station Argoulets (ligne A), prévoir 5 à 10 minutes à pied (passage au fond de l’impasse)
En Bus : Ligne n° 19 – arrêt Nicol
Vélô Toulouse : Stations les plus proches 258, 272, 217, 184.