La légende d’Acis, tirée des Métamorphoses d’Ovide, a inspiré Haendel à trois reprises. A la sérénade d’Aci, Galatea e Polifemo de 1708, s’ensuivit une version "anglaise" en 1731, puis un an plus tard, – pour répondre à la concurrence d’un théâtre qui prétendait monter la pièce sans son autorisation – Haendel livra une troisième version largement étoffée par des emprunts à la sérénade italienne et à d’autres œuvres antérieures. C’est cette dernière brillante partition, rarement interprétée sur scène, que le britannique Paul Goodwin dirige à cette occasion, accompagné d’une prestigieuse distribution qui permettra de retrouver le talentueux contre-ténor Lawrence Zazzo et la soprano Carolyn Sampson.