Toujours curieuse d’expériences nouvelles, Karine Saporta s’inspire pour son retour à Suresnes de ceux que l’on nomme les tambours de Taïwan. Ces musiciens au jeu chorégraphié, dialoguent ici, dans une joute quasi rituelle, avec des gongs, des percussions et des danseurs hip hop d’origine asiatique. Mariant l’énergie rythmique des uns, la technicité des autres et des mouvements hérités du kung-fu ou du taïchi, la pièce se découpe en une série de tableaux gestuels et sonores. Une recherche à la fois savante et pulsionnelle. L’Asie dans toute sa flamboyance.