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4 avis spectateurs
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Au théâtre des Mathurins hier soir, j’ai rencontré, dans une intimité troublante, Juliette Drouet, l’amoureuse de Victor, du grand Victor Hugo dont je comprends mieux le génie. Dans une salle confidentielle, un décor minimaliste, elle apparaît à l’automne de sa vie, retirant sa cape et ses années pour révéler la jeune femme qu’elle fut. Et nous assistons alors à sa naissance, du haut de ses 26 ans, à l’histoire d’amour magnifique et cruelle de ce couple mythique. Pétillante, sautillante mais aussi grave et parfois rageuse, Juliette se livre, nous confie sa vie, son amour passionné et son Victor dans une sincérité touchante. Un seulE en scène accompagné d’une lumière qui réchauffe ou glace, de musiques qui magnifient et bouleversent. La scène devient alors le foyer de déclarations d’amour et de dialogues ininterrompus entre une femme et un homme, d’auteur à auteur, d’auteurs à actrices. Des liens d’amour tissés au fil d’or d’une plume riche et belle, vivante et profonde, celle de Patrick Tudoret et de son roman Juliette (éditions Tallandier). Et puis Juliette s’en va, quitte la scène et nous abandonne, et l’on imagine alors quel immense vide elle a laissé dans le cœur de Victor. Les yeux rougis, on quitte l’alcove un peu triste mais ébloui d’avoir rencontré Juliette. Théâtre des Mathurins Juliette Pièce de Patrick Tudoret Interprétée par Marie Lussignol
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L’artiste irlandais Robert Barker avait, le premier, mis au point en 1787 le panorama, la représentation picturale à 360 degrés d’un paysage. J’ai songé à ce procédé scénographique, hier soir, en découvrant au Théâtre des Mathurins la « Juliette » de Patrick Tudoret, un seul en scène qui relate en un peu plus d’une heure la vie de Juliette Drouet. Juliette fut certainement le plus bel amour de Victor Hugo. Entre la comédienne et l’homme de lettres se noua très tôt une relation passionnelle et tumultueuse, griffée par les bouleversements politiques qui secouèrent le siècle. Juliette vient de quitter Hugo, lassée par ses impénitentes infidélités; elle a trouvé refuge dans une chambre d’hôtel à Bruxelles, hésite encore un peu sur les décisions qu’elle juge nécessaire de prendre. Une parenthèse s’ouvre alors sur un temps de réflexion. Une parenthèse sur le récit déroulé, rétrospectif et diffracté de l’accompagnement de toute une vie passée au côté de l’homme de lettres. Un panorama narratif et dramaturgique donc, autant de scènettes ponctuées par de subtils effets de lumières et des intermèdes musicaux que l’on conscientise à peine, soulagés au fond qu’ils échappent au sans-gêne démonstratif dont souffre trop souvent au cinéma une bande-son. Par quelques mélodies également, interprétées a capella par la comédienne dont le timbre posé et juste se marie merveilleusement avec une autre musicalité, celle de la plume de l’auteur. La parenthèse sera refermée lorsque Juliette aura
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L’artiste irlandais Robert Barker avait, le premier, mis au point en 1787 le panorama, la représentation picturale à 360 degrés d’un paysage. J’ai songé à ce procédé scénographique, hier soir, en découvrant au Théâtre des Mathurins la « Juliette » de Patrick Tudoret, un seul en scène qui relate en un peu plus d’une heure la vie de Juliette Drouet. Juliette fut certainement le plus bel amour de Victor Hugo. Entre la comédienne et l’homme de lettres se noua très tôt une relation passionnelle et tumultueuse, griffée par les bouleversements politiques qui secouèrent le siècle. Juliette vient de quitter Hugo, lassée par ses impénitentes infidélités; elle a trouvé refuge dans une chambre d’hôtel à Bruxelles, hésite encore un peu sur les décisions qu’elle juge nécessaire de prendre. Une parenthèse s’ouvre alors sur un temps de réflexion. Une parenthèse sur le récit déroulé, rétrospectif et diffracté de l’accompagnement de toute une vie passée au côté de l’homme de lettres. Un panorama narratif et dramaturgique donc, autant de scènettes ponctuées par de subtils effets de lumières et des intermèdes musicaux que l’on conscientise à peine, soulagés au fond qu’ils échappent au sans-gêne démonstratif dont souffre trop souvent au cinéma une bande-son. Par quelques mélodies également, interprétées a capella par la comédienne dont le timbre posé et juste se marie merveilleusement avec une autre musicalité, celle de la plume de l’auteur. La parenthèse sera refermée lorsque Juliette aura
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Moment d’émotion dans cette histoire d’amour merveilleusement interprétée par Marie Lussignol. A voir et même revoir… Claire
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