REPARER LES VIVANTS (Petit Saint Martin)

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Présentation

Réparer les vivants est le roman d’une transplantation cardiaque : comment le coeur de Simon, 19 ans, peut remplacer celui de Claire, 50 ans, au terme d’une course contre la montre captivante. Toute une chaîne humaine pulsée durant 24 heures pour réaliser cette prouesse de la médecine moderne. Une aventure intime et collective autour d’un organe symbole de la vie et lieu de toutes les émotions. 


Note d’intention. Le don d’organe est une générosité absolue. Gratuit, anonyme, il donne rien moins que la vie. Et c’est souvent un choix à faire au sommet de la douleur, par des proches qui entourent un corps qui a l’air de dormir. La question qui se pose alors est un vrai choix de société, auquel une des deux réponses possibles est un altruisme héroïque et secret. Tout l’inverse des modèles en vigueur. Avec le suspense et la rapidité de notre époque, Maylis de Kerangal nous offre cette histoire qui réconcilie finitude et génie humain. Ses mots transmettent une grande force de vie qu’il faut faire circuler de cerveau en cerveau et de coeur en coeur. Réparer les vivants c’était déjà du Tchekhov, il fallait le transplanter au théâtre aujourd’hui.
Au départ c’est une envie d’acteur. Après quinze ans de théâtre avec des partenaires sur scène, je voulais me confronter à cet exercice particulier de la narration : une traversée de texte en solitaire avec différents registres de jeu dont le chant.
« Je me suis calée dans une écriture où je décris tout ce qui se passe. Les personnages sont présents et s’incarnent par ce qu’ils montrent.» Maylis de Kerangal
Donc je cherchais depuis longtemps un texte qui rencontre mon point de vue d’acteur, et dès la lecture de ce roman, ce fût une évidence qu’il me fallait amener cette histoire sur un plateau et la raconter seul en scène : prendre une chaise et venir s’asseoir face au public, s’entretenir avec lui comme le fait l’infirmier face aux parents de Simon au coeur du livre, et leur poser cette question du don d’organe. Impliquer le spectateur dans cette tragédie héroïque, et l’amener à s’interroger sur un choix de société.
Il y a plusieurs évidences à jouer ce texte seul en scène : D’abord parce que l’écriture de Maylis de Kerangal est narrative, descriptive et très peu dialoguée.
Ensuite parce que l’essentiel du drame est ressenti par des personnages sans qu’ils puissent l’exprimer (« Ce qu’ils ressentent ne parvient pas à trouver de traduction possible mais les foudroie dans un langage impartageable, d’avant les mots et d’avant la grammaire »). Donc il ne s’agit pas de les incarner silencieusement mais de parler d’eux, juste en dessiner une silhouette par une position du corps, et énoncer ce qu’ils vivent, dire les mots de l’émotion, laisser le spectateur les imaginer et s’identifier. C’est un axe essentiel de la mise en scène.
Je crois à la puissance poétique de l’acteur qui raconte seul en scène. J’ai voyagé des heures en restant assis devant Philippe Caubère ; j’aime, comme spectateur, cet imaginaire exceptionnel que l’on convoque immédiatement lorsqu’un interprète se présente seul face à nous. Et cette plus-value trouve tout son sens avec ce texte où les parents, en devenant orphelins de leur enfant, sont comme des fantômes.
Et puis il y a un autre sens à cela. C’est que la position de l’acteur seul sur un plateau est fragile et qu’elle raconte déjà par elle-même le danger, la menace du monde sur l’individu, et aussi le vertige que l’on peut éprouver face à la perte d’un proche, la solitude infinie dans laquelle on demeure avec le deuil.
Cette histoire est faite pour le théâtre, elle doit se raconter rapidement, sans temps mort, sans appuyer les émotions convoquées à chaque page, c’est un récit puissant, un matériau humain qui bouillonne, un rythme, un souffle, un suspense, c’est une énergie vitale captivante.
Enfin, à propos de ce roman, l’auteur en décrit le prologue comme l’entrée dans une vague que prendrait un surfeur, un ride qui l’emmènerait jusqu’au bout du livre. Quelle meilleure image que celle-ci pour un acteur qui entre seul en scène pour quatre-vingt minutes d’écoute du public ?
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Distribution REPARER LES VIVANTS (Petit Saint Martin)

THÉÂTRE DU PETIT SAINT MARTIN

17 RUE RENE BOULANGER
75010 Paris

Voir la salle
METRO : STRASBOURG SAINT-DENIS (lignes 4, 8 et 9) / ARRETS DE BUS : PORTE SAINT-MARTIN (lignes 20, 38 et 47), PORTE SAINT-DENIS (ligne 39) / Vélib' à proximité / Autolib' à proximité / Parking à proximité

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