MATKA

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Présentation

Dans une atmosphère cauchemardesque, peuplée de femmes démoniaques, un couple se déchire. Elle l'a fait naître mais il la déçoit. Comme le créateur et son œuvre. L'ironie s'unit ici aux affres du délire pour produire une pièce troublante et déroutante.

Autour du couple central, un groupe de danseuses et un conférencier composent un univers mécanisé typiquement witkacien. Mais nourri de nouvelles technologies. Au milieu de lumières vives, de sonorités industrielles et d’un fatras d’appareils téléphoniques, de câbles et d’antennes, ils sont des créatures tragiques et grotesques. Des figures aux membres dissociés, incapables de communiquer entre elles. 

Ici, le public est invité à prendre la parole. À réfléchir sur les notions de « forme pure » et d’inassouvissement, fondements de la philosophie surréaliste l’auteur favori d’Elizabeth Czerczuk. 

Matka questionne les notions de pureté et de monstruosité. La pièce nous plonge dans un monde de constrastes. Elle entraîne le spectateur dans univers de décadence où l’alcool coule à flots et où la drogue circule plus librement que la parole. Idéalistes tourmentés, les deux personnages principaux de la pièce, incarnés par Elizabeth Czerczuk et le plus ancien comédien de sa compagnie, Zbigniew Rola, parviennent toutefois à amorcer un dialogue. Si le comportement de Léon est encore gouverné par ses tripes, sa mère – qui, dans cette version de la pièce, peut aussi bien être sa sœur ou encore sa maîtresse – est en effet davantage tournée vers l’esprit. Vers la lumière. 

Entre l’opéra rock et le ballet saccadé, Matka est une œuvre contre la torpeur. Un message d’espoir en des lendemains moins sombres.

Distribution MATKA

Avis spectateurs

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5

Un grand spectacle que MATKA Un grand spectacle que MATKA inspiré de la pièce « Matka ou la Mère » de S.I. Witkiewicz, interprétée par Elizabeth Czerczuk qui en signe également la mise en scène et la chorégraphie. C’est sans doute l’un de ses spectacles le plus réussi. Dans ce troisième volet des « Inassouvis » comme dans les deux premiers : « Requiem pour les Artistes » et « Dementia Praecox », le public, ici assis sur une pelouse en pente, est partie prenante et se trouve totalement immergé dès les premières minutes. L’ambiance est donnée dès le départ par trois excellents musiciens : Thomas Ostowiecki aux percussions et aussi compositeur de la musique, Karine Huet à l’accordéon et Benjamin Ducasse au violon, mais aussi grâce au décor de Damien Chutaux qui démultiplie avec ses glaces l’espace et les personnages, le tout subtilement baigné d’une lumière tamisée. Après une altercation dans le public savamment orchestrée, l’intensité dramatique prend forme dès la descente d’un escalier par la Mère, fantastique Elizabeth Czerczuk en mère alcoolique et droguée toute dévouée à son fils Léon, Zbigniew Rola, dépravé profitant des faiblesses de celle-ci, odieux à souhait, fêtard et pourtant si pitoyable quand il apprend sa mort. Nous sommes pris aux tripes, nos yeux s’embuent de larmes et des frissons coulent le long de notre colonne vertébrale. Nous découvrons trois Mères : l’une vieillissante qui va mourir, l’autre habillée en jeune mariée et la dernière toute jeune femme, presque petite fille. Trois Mères et donc trois Elizabeth Czerczuk, si différentes les unes des autres, qui dévoile ici toute la palette de son talent. Je n’oublie pas les costumes de la polonaise Joanna Jasko-Sroka qui transfigurent les personnages, les danseuses qui nous envoûtent littéralement en se démultipliant dans les miroirs et le narrateur Yann Lemo. Vraiment un spectacle à voir et revoir.

CatLow - 29/03/2018

5

-Un spectacle non conventionnel comme l'on en voit peu J'attendais avec impatience ce 3è volet de la trilogie des "Inassouvis", avec "Matka" spectacle inspiré très librement de S.I. Witkiewicz, je n'ai pas été déçu; une confrontation mère fils ambiguë. Une mère, Elizabeth Czerczuk, alcoolique et accroc à la morphine dévouée corps et âme à son fils Léon, Zbigniew Rola,dépravé et vivant aux crochets de sa mère. Une pièce noire à faire fuir les spectateurs? Eh! bien non, dès l'apparition de la Mère, sublime Elizabeth Czerczuk, (également metteure en scène) nous sommes happés par le spectacle qui comme les 2 précédents volets est chorégraphié. Une vague nous emporte, nous chamboule. Quant à Zbigniew Rola, il campe magistralement le fils Léon. Sans oublié le narrateur Yann Lemo. Ils sont entourés de 3 musiciens (musique de Thomas Ostowiecki) et de 5 danseuses remarquables. L'éclairage, comme souvent chez Elizabeth Czerczuk est en demi-teinte, les costumes magnifiques de Joanna Jasko-Sroka ainsi que les décors de Damien Chutaux et ses miroirs déformants contribuent à l'ambiance générale. Nous sommes vraiment très loin des spectacles conventionnels que l'on voit trop souvent.

Milliscent - 21/03/2018

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