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Spectacles et Loisirs Bien-être Ticketac
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Les Chorégies d'Orange
Le 17 juillet : CHOREGIES D'ORANGE - CARMINA BURANA

Distribution :
Direction musicale Michel Plasson
Solistes : Sonya Yoncheva* (soprano) Max-Emmanuel Cencic* (contre-ténor) Alexandre Duhamel* (baryton)
Orchestre National Bordeaux-Aquitaine
Choeur de l'Orfeón Pamplonés
Maîtrises des Bouches-du-Rhône et de l'Opéra Grand Avignon

Durée du spectacle : 1h10

* pour la première fois aux Chorégies
Descriptif :
Cantate scénique en un prologue et trois parties pour soprano, ténor (ou contre-ténor), baryton, chœur d'enfants, chœur mixte et orchestre, Carmina Burana fut composée par le pédagogue musical allemand Carl Orff sur les poèmes estudiantins médiévaux (XIIème-XIIIème siècles) retrouvés dans le monastère des Benediktbeuern en Bavière et publiés en 1847 ; le caractère satirique et érotique retint l'attention du compositeur qui les trouvait en accord avec le style "néo-païen" qu'il voulait fonder et qui convenait aux nazis au pouvoir en Allemagne depuis 1933.
Composée en 1936-37, créée à Francfort-sur-le-Main le 8 juin 1937, cette cantate qui valut à son auteur d'être considéré par les nazis comme leur compositeur officiel, n'a rien de commun avec les musiques médiévales de ces chansons découvertes depuis. Pas de continuité dramatique dans cette cantate quelque peu fourre-tout : un hommage à la déesse Fortuna avant une exaltation du printemps, puis une méditation sur les aléas de l'existence suivie d'une chanson à la gloire du "cygne rôti" piquetée de plaisanteries anticléricales pour enfin célébrer l'amour ; un brillant final achève cette œuvre populaire en dépit de ses origines sulfureuses. 

Les 9 et 12 juillet : CHOREGIES D'ORANGE - NABUCCO

Distribution :
Nabucco de Guiseppe Verdi
Direction musicale Pinchas Steinberg
Mise en scène, décors, costumes Jean-Paul Scarpitta*
Eclairages Urs Schönebaum*
Abigaïlle Martina Serafin*
Fenena Karine Deshayes
Anna Marie-Adeline Henry*
Nabucco George Gagnidze*
Zaccaria Dmitry Belosselskiy
Ismaele Piero Pretti*
Il Gran Sacerdote di Belo Nicolas Courjal
Abdallo Luca Lombardo
Orchestre National Montpellier Languedoc-Roussillon
Chœurs des Opéras de Région

Durée du spectacle : 2h40

* pour la première fois aux Chorégies
Descriptif :
Opéra en quatre parties
Livret de Temistocle Solera, tiré de Nabuchodonosor (1836), drame d'Auguste Anicet-Bourgeois et Francis Cornue

Opéra populaire à plus d'un titre, Nabucco de Verdi fut le premier triomphe que connut Verdi à l'aube de sa brillante carrière (né en 1813, il avait à peine trente ans lors de la création en 1842 à la Scala de Milan). Composé sur un livret que Solera avait écrit pour le compositeur Nicolai qui l'avait refusé, ce troisième ouvrage lyrique de Verdi est auréolé d'une véritable légende à l'origine de laquelle se trouve son auteur. En effet, si l'on en croit Verdi, ce fut alors qu'il avait pratiquement renoncé à écrire pour l'opéra (suite à l'échec retentissant qu'avait connu son second opéra Un Giorno di regno) que le jeune musicien se vit proposer par Merelli, l'impresario de la Scala de Milan, ce livret sur la suggestion de la cantatrice Giuseppina Strepponi que le charme bourru de Verdi ne laissait pas indifférente.
Fasciné par la beauté du "Va pensiero" et plus encore par l'émotion qu'il suscitait en lui, Verdi se mit au travail et composa l'opéra qui allait subjuguer les Milanais, puis le peuple italien tout entier : dès sa première année, l'œuvre ne connut pas moins de 65 représentations ! Succès qui ne devait plus se démentir et cette œuvre fit bientôt le tour du monde musical. Cela tient à l'évidence au sujet traité et à la puissance que lui confère la musique de Verdi d'une grande efficacité dramatique à mettre en relation avec l'idée de l'unité italienne qui cheminait alors chez les Italiens (c'était le Risorgimento) qu'ils virent dans le drame des Hébreux opprimés par les Chaldéens comme l'image de leur propre oppression sous la tutelle autrichienne.
Philippe Gut

Les 2 et 5 août : CHOREGIES D'ORANGE - OTELLO

Distribution :
Nabucco de Giuseppe Verdi

Opéra en quatre actes
Livret d'Arrigo Boito d'après Othello ou le Maure de Venise de William Shakespeare

Direction musicale Myung Whun Chung
Mise en scène Nadine Duffaut
Scénographie Emmanuelle Favre
Costumes Katia Duflot
Eclairages Philippe Grosperrin

Avec Desdemona Inva Mula, Emilia Sophie Pondjiclis, Otello Roberto Alagna, Iago Seng-Hyoun Ko, Cassio Florian Laconi, Lodovico Enrico Iori*, Roderigo Julien Dran, Montano Jean-Marie Delpas, Un Araldo Yann Toussaint*

Orchestre Philharmonique de Radio France
Choeurs des Opéras de Région
En coproduction avec le Festival de Savonlinna (Finlande) et l'Opéra de Marseille

* pour la première fois aux Chorégies
Descriptif :
Otello de Verdi : un nouveau monde lyrique
Créé à la Scala de Milan en 1887 avec un énorme succès, l'Otello de Verdi, d'après Shakespeare, raconte l'histoire tragique, ce drame de la jalousie, qui met aux prises un Maure, Otello, chef d'une armée vénitienne qui vient de défaire les Turcs (nous sommes à Chypre, colonie de Venise à la fin du XVème siècle), Iago, son enseigne, Cassio, commandant de la flotte, Desdemona, l'épouse d'Otello, et Roderigo, un gentilhomme amoureux de Desdemona. Cet opéra est né de la collaboration du compositeur et du poète-musicien Arrigo Boito. Le théâtre de Shakespeare a hanté les compositeurs du XIXème siècle (outre Verdi, on songe à Berlioz, Gounod…). C'est la seconde fois que Verdi porte à la scène l'adaptation d'une de ses œuvres, après Macbeth ; la dernière sera pour Falstaff, son ultime opéra. Il a également travaillé avec Boito qui a écrit le texte de L'Inno delle Nazioni, une cantate patriotique créée à Londres en 1862, et pour la révision de son opéra Simone Boccanegra. Otello, drame de la jalousie en quatre actes, est le fruit d'une longue maturation de six années et le résultat est un chef-d'œuvre absolu ; d'abord parce que Boito a su comme nul autre transposer le dramaturge anglais dans la langue de Dante en une poésie fluide, parfaitement adaptée au génie musical de Verdi, ensuite et surtout parce que Verdi renouvelle totalement l'art lyrique : aux numéros isolés du bel canto traditionnel auxquels il renonce, il substitue une musique coulée qui, sans renoncer à la beauté de l'aria ici préservée, sait exalter le texte tout en souplesse de Boito. Loin du vérisme alors balbutiant et du wagnérisme triomphant, Verdi plante un nouveau jalon sur la voie du théâtre lyrique. Boito et Verdi ont créé des personnages dont la psychologie va beaucoup plus loin que dans les œuvres antérieures, grâce à la continuité musicale qui sous-tend l'intrigue et à l'orchestration exceptionnellement fouillée et raffinée. Des chanteurs ne suffisent plus pour exalter cette œuvre. Il y faut d'authentiques tragédiens lyriques, ce que seront à Orange les interprètes retenus par la distribution proposées par les Chorégies.

Le 2 août 2014 : SUR LA ROUTE DE L'EST

Distribution :
Avec Patrizia Ciofi, soprano et Daniela Barcellona*, mezzo-soprano
Orchestre Philharmonique de Marseille
Direction musicale Luciano Acocella

* pour la première fois aux Chorégies

Première partie
Rossini, Il Barbiere di Siviglia
Ouverture
Rossini
Elisabetta, Regina d'Inghilterra
Air de Matilda :
"Sento un'interna voce"
(Patrizia Ciofi)
Rossini, Semiramide
Récitatif et Cavatine d'Arsace :
"Eccomi alfine in Babilonia - Oh, come da quel di"
(Daniela Barcellona)

Rossini, Semiramide
Ouverture

Rossini, Semiramide
Duo Semiramide-Arsace :
"Serbami ognor si fido - alle più care immagini"
(Patrizia Ciofi - Daniela Barcellona)

Deuxième partie
Donizetti, Roberto Devereux
Ouverture

Cilea, Adriana Lecouvreur
Air de la Princesse de Bouillon :
"Acerba Voluttà - O vagabonda stella d'Oriente"
(Daniela Barcellona)

Donizetti, Maria Stuarda
Air de Maria Stuarda :
"Oh, nube che lieve per l'aria - Nella pace del mesto riposo"
(Patrizia Ciofi)

Donizetti, Anna Bolena
Ouverture

Donizetti, La Favorite
Récitatif et air de Léonore :
"L'ai-je bien entendu - ô mon Fernand"
(Daniela Barcellona)

Donizetti, Anna Bolena
Air d'Anna
"Piangete voi - al dolce guidami castel natio"
(Patrizia Ciofi)

Donizetti, Anna Bolena
Duo Anna-Giovanna :
"Dio, che mi vedi in core"
(Patrizia Ciofi - Daniela Barcellona)

Durée du spectacle : 2h
Descriptif :
Concert lyrique : le Belcanto dans tous ses états
Le concert lyrique des Chorégies d'Orange 2014 célébrera le belcanto italien dans toute sa splendeur au travers d'airs écrits pour soprano ou mezzo-soprano par deux compositeurs contemporains de la première partie du XIXème siècle, parmi les plus grands de cette époque : Rossini né en 1792 et Donizetti venu au monde cinq ans plus tard. Du premier on entendra, après l'ouverture de sa commedia lyrique Il Barbiere di Siviglia (Rome, 1816), superbe mise en bouche précédant un air pour soprano de son opera seria Elisabetta, Regina d'Inghilterra (Naples, 1815). Puis la mezzo-soprano, seule d'abord, offrira une page de Semiramide (Venise, 1823), le dernier opéra italien de Rossini qui se convertira ensuite à l'opéra à la française avant de prendre sa retraite en 1830 ; après l'ouverture de cet opéra, un duo tiré de ce même opéra verra s'affronter les deux cantatrices.
La seconde partie débutera par l'ouverture de l'opéra de Donizetti inspiré de Shakespeare, Roberto Devereux (Naples, 1837) qui évoque à sa manière la reine Elisabeth Ière, déjà chantée par Rossini. De Donizetti à nouveau, on entendra deux airs pour soprano empruntés, l'un à Maria Stuarda (Naples, 1834), l'autre à Anna Bolena (Milan, 1830), deux opéras évoquant l'histoire de deux reines anglaises de la Renaissance ; la mezzo-soprano lui répondra avec deux airs, l'un de La Favorite (Paris, 1840), l'autre extrait de l'opéra de Cilea, belcantiste tardif né en 1866, Adriana Lecouvreur, qui chante une actrice du théâtre français au XVIIIème siècle. Les deux cantatrices se retrouveront côte à côte et face à face dans un superbe duo d'Anna Bolena en un feu d'artifice final.